Il aura fallu un an pour qu'enfin la vérité soit révélée ! Hasard du calendrier ou pas... pendant que certains pouvaient écouter religieusement la politique anti-nucléaire de la droite, c'est sur France 5 et surtout sur Arté qui fallait jeter un œil. Pour un peu je croirais presque au sabotage, avec des programmes presque intéressants ailleurs quand d'ordinaire il n'y a rien...
http://videos.arte.tv/fr/videos/enquete_sur_une_supercatastrophe_nucleaire-6439122.html
La télé s'est (presque) donnée le mot pour effacer le message d'Arté, mais un partie pourra être revue directement le jeudi à 10h30. Car voici le plus important: On y confirmait comment pendant presque un an on aura effacé ou minimisé certaines rumeurs.
La première était que l'explosion du "réacteur 4" (enfin de la piscine) était bien une explosion de type "critique", c'est à dire celle d'une bombe nucléaire mais limitée. En preuve un éclair brillant en provenance du réacteur 4 légèrement visible (avec une mauvaise image mais visible quand même) suivi d'une explosion d'hydrogène nette avec un panache de 1 km de haut. Personne n'a su de suite ce qui s'est passé et quand cela a été fait, partout dans le monde on s'est empressé de déqualifier ou de minimiser la portée des faits. Les autorités et les spécialistes ont su et la vérité a été cachée dans les premiers temps.
Était exposé comment toutes les autorités nucléaires on pu étouffer la vérité pendant un an, et en soi c'était aussi grave que l'accident en lui-même: c'est une bombe médiatique. Personne ne devait savoir la vérité. Le réacteur 4 était à l'arrêt, mais le combustible était fraîchement entreposé dans la piscine 4. Suite au tsunami, cette piscine peu protégée (comme toutes celle du monde entier d'où une situation inavouable) a été quasi-vidée, exposant rapidement le combustible du réacteur à l'air. Une réaction de criticité atténuée mais bien réelle fit voler en éclat le toit du réacteur 4 par le souffle une fois puis par l'hydrogène rapidement accumulé.
La piscine a même failli entrer en feu complètement aussi à cause du combustible plus ancien entreposé, et l'eau est restée longtemps en ébullition, et il a été très difficile de la remplir. (Tepco a failli abandonner la centrale) C'est surtout de là que vient l'essentiel de la contamination, même si les autres réacteurs y on aussi participé comme on va le voir.
Les autres réacteurs ont eu une explosion simple hydrogène suite à la réaction du zircaloy avec l'hydrogène de l'eau (radialyse).
La seconde c'est que l'arrêt froid est un mythe: en effet il faut pour cela que l'eau soit présente et pas seulement du fait du maximum de 100°. Or les photos montrent qu'il n'en est rien. L'arrêt froid est donc un mythe.
Et fait il faut bien réaliser la gravité de la situation: les réacteurs 1,2,3 ont leur piscine interne (logement réacteur) fissurée avec la cuve. cela signifie que le réacteur est hors d'eau et qu'on l'arrose péniblement pour le refroidir. le corium exposé à l'eau génère en continu des particules et des gaz. Le tout va dans l'atmosphère et dans l'eau dont une partie va dans l'environnement car tout n'est pas retraité à cause des quantité. On ne sait pas dans quelle état sont les piscines de déchargement à coté de chaque réacteur. La porte de communication doit être fermée tant bien que mal avec une étanchéité plus ou moins douteuse.
Les matériels (grues) pour manipuler le combustibles sont endommagées voir détruites. C'est un champ de ruines qui fait que la situation est bloquée et que la radioactivité continue de s'échapper en continu. que se passera-t-il au prochain séisme ? nul ne le sait mais s'il faut 40 ans pour démanteler en l'état inutile d'être grand mathématicien pour dire que la situation peut redevenir critique.
Un troisième lieu, il y a les mensonges de la Tepco sur l'étendue des dégâts causés par la radioactivité. Si le panache initial à contaminé fort et loin, les vents en permanence distribuent la radioactivité (fines poussières) dans l'air. Les gens sont exposés au plutonium et au césium (entre autres). Pour l'instant, comme à Tchernobyl, personne ne devrait revenir dans les zones ou de 500 à 5000 fois la radioactivité naturelle sévit.
Des gens sont dorénavant avec les symptômes des irradiés (diaprées, vomissements...) et les leucémies sont les premières atteintes. Il est criminel pour les autorités de ne pas protéger les populations contre les radiations et la contamination.
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Des centaines de réacteurs sont prévus à la construction dans le monde. Alors que nous n’avons ni réglé le problème des déchets, ni résolu la sécurité du nucléaire, nous allons vers la catastrophe.
L’acharnement à minimiser Fukushima est un crime dont nous devrons payer le prix. Toutes les centrales rejettent en permanence de la radioactivité. celle de Fukushima rejette aussi plusieurs dizaines de mètres cubes d'eau contaminé par heure.
Beaucoup sont d'avis que Fukushima n'est qu'une bombe à retardement: et comment pourrait-il en être autrement quand les réacteurs sont exposés à ciel ouvert le corium à l'air ? Quand les piscines ne sont plus étanches quel que soit les rafistolages faits. Bref 40 ans de démantèlement c'est long alors que le prochain séisme important viendra avant.
Le pire là-dedans, c'est que à cause du lobby nucléaire rien n'est pas pour liquider le problème, et en France la sécurité demeure un problème, les réacteurs étant parfois aussi fragiles que ceux de Fukushima.
(à suivre mais regardez encore sur arté http://videos.arte.tv/fr/videos#/tv/thumb///1/100/)

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