lundi 2 avril 2012

Le jeûne est-il nuisible ... ou pas... ?

Le Jeûne peut-il soigner ? C'est pourtant en ces termes que ces deux reportages (plus disponibles)

http://videos.arte.tv/fr/videos/x_enius-6560268.html


http://videos.arte.tv/fr/videos/le_jeune_une_nouvelle_therapie_-6553218.html

... vous expliquent une tout autre réalité, totalement hérétique pour les esprits médicaux: le jeûne, une pratique perpétuée par les religions, qui peut l'impensable pour vous, à condition de le réaliser en toute sécurité.

Car tout médecin (des Diafoirus !) vous dira que c'est dangereux. Ce qui est certainement vrai sans aucune préparation. Mais derrière cette pratique il y a une autre réalité que la médecine ignore: le jeûne semblerait programmé dans notre mémoire génétique, il serait en effet parfaitement normal...

Car ce qui n'est pas normal, en revanche, c'est, à y bien regarder de plus près, l'abondance continuelle de nourriture dans nos réfrigérateurs. Car, depuis l'aube des temps, la nourriture était rare sur terre, car les chasseurs de proies (dont l'homme fait partie même s'il a inventé l'élevage et les abattoirs pour ne plus se donner la peine de chasser un gibier apte à se défendre et surtout à fuir) doivent jeûner entre deux périodes fastes.

Il en découle que même l'homme n'a jamais pu manger à sa faim de façon continue. Or depuis l'invention de l'élevage (et maintenant des supermarchés) l'homme s'est affranchi de cette simple contrainte: devoir jeûner. Et cela pourrait bien avoir un impact sur la santé, en particulier pour être tout simplement responsable de nombreuses maladies, surtout si le régime alimentaire est trop riche.

Des nombreuses recherches approfondies en Russies et plus récemment en Allemagne convergent vers cette hypothèse de bon sens: le Jeûne est tout simplement sinon nécessaire à notre santé, comme un moyen de la rétablir.

Ce qu'il semble (voir reportages) c'est que le corps profite de la période de jeûne non pas pour s'affaiblir mais pour recaler les pendules à l'heure en se donnant l'occasion d'éliminer de nombreuses toxines (comme les radicaux libres) qui sont générées pendant la période d’alimentation et qui ont du mal à s'évacuer spontanément, surtout quand le régime n'est pas équilibré.

Ces toxines à la longue endommagent l'Adn et les membranes cellulaires. La nourriture (dont glucose) est en fait pro-inflammatoire en brûlant avec l'oxygène, et le jeûne est alors rien d'autre qu'une méthode normale pour vider les poubelles métaboliques.

Des recherches suggèrent que les cellules cancéreuses perdent la mémoire de l'hérédité et se comportent de manière opposées aux cellules saines. Les saines se protègent du jeune en changeant de comportement métabolique, alors que les cancéreuses restent bien à l’opposé en mode hyper-métabolisées en demandant force glucides, protides, lipides, fer... des éléments bien moins disponibles lors du jeûne !. Non seulement les cellules normales se protègent donc des chimiothérapies, mais il semblerait qu'au contraire les cellules cancéreuses soient devenues encore plus vulnérables au traitement...

Notez que les médecins vous demandent de vous suralimenter pendant une chimio, ce qui serait la dernière chose à faire vu ce qui précède, car ce serait comme aider les cellules cancéreuses à survivre au traitement ! En fait le jeune est le meilleur moyen d'en faire une thérapie réussie au lieu... de mourir quand même, de la maladie ou... des cancers causés la chimio.

Car concrètement, que ce passe-t-il pendant le jeûne?

Un même mécanisme commun est à l’œuvre chez tous les mammifères.  Un mécanisme établi sur des millions d'années d'évolution...

Le corps commence par brûler les glucides, et en particulier ceux présents dans le foie. Après cette période (de 1 à 3 jours), la faim arrive, car c'est un signal d'alerte pour se réalimenter.

Cette période est difficile pour le corps, car elle s'accompagne de l’acidose métabolique, soit quand le PH de l'organisme augmentant alors que les toxines quittent les cellules. En général, la plupart des mécanismes métaboliques multiplient les inflammations et douleurs en cours par nos nombreuses maladies et rhumatismes, ce qui est évidemment difficile à vivre... ainsi la douleur atteint un pic élevé. Mais il ne dure pas...

Car si rien ne changeait, la mort devrait survenir rapidement en 3 jours maximum. Mais la suite est bien différente, fort heureusement.

Tout d'abord, le corps privé de glucides comment à puiser dans le stock des protéines (les muscles, alors que le cœur est un muscle...). Mais, si le jeûne est complet (moins de 500 Cal/jour, sans lipides et protides), le corps passe rapidement à une troisième étape de sécurité... (d'où la nécessite de jeûner correctement, car si 500 Cal/jour adoucit la crise d'acidose, elle place quand même l'organisme en état de jeune effectif. Il faut aussi boire beaucoup pour diminuer l'acidose, et faire de l'exercice pour donner un signale de protection aux muscles).

D'abord, le corps arrête très rapidement de puiser dans les protéines, et le foie reçoit le signal hormonal de convertir les graisses pondérales relarguées dans le sang en sucre spécial de substitution. Pendant cette phase, moins de 5% des apports énergétiques sont de type protéiniques,  protégeant ainsi les muscles, car c'est la mort au delà d'une perte musculaire de 50%...

Le signal de la faim est alors arrêté, ainsi que tous les mécanismes inflammatoires, qui, cela dit en passant, fonctionnent merveilleusement sous l'influence d'un régime riche en glucide... Du coups les douleurs sont fortement réduites. Bien au contraire, des endorphines et autres substances aident le corps à supporter l'épreuve. Le corps passe en mode économie, mais il fournit suffisamment de carburant très énergétique pour maintenir une cadence métabolique optimale si nécessaire et non diminuée: tout le contraire de ce que l'on pourrait croire.

Bien entendu, si les réserves de graisses sont consommées vers la totalité (soit 40 jours en moyenne chez l'homme), les muscles (protéines) deviennent le carburant principal, et le jeûneur est en danger s'il ne se réalimente pas.

Lors de la fin du jeûne, il faut se réalimenter progressivement, pour que le corps reprenne en douceur sont fonctionnement normal. Car, et c'est l’intérêt de la chose, épuré des toxines, recalé épi-génétiquement parlant, le corps devient plus efficace qu'avant le jeûne, améliorant la plupart des maladies, voire les guérissant dans la limite du possible (car tout n'est pas réversible bien entendu).

La médecine nous fait croire que de nombreuses maladies sont irréversibles, alors que certains mécanismes sont tout simplement auto-entretenus par notre style de vie voire avec les médicaments. Le jeûne semble capable de rompre le cycle. Mais pour qu'il fonctionne, des organes essentiels comme le pancréas, le foie, les reins, le cœur, doivent fonctionner suffisamment bien pour ne pas compromettre les chances de passer notamment l'acidose organique.

Il peut être nécessaire de préparer longtemps à l'avance le Jeûne (des cures ayurvédiques et des bilans de santé sont à faire sinon) , et il est conseillé de ne pas le faire seul et sans contrôle médical: mais voilà, comme dans de nombreux domaines utiles à la société, cette pratique n'existe pas en France, et n'est en pas soutenue par le corps médical...

Car se lancer dans cette pratique nécessite de bien connaître le sujet, et peut nécessiter une très longue préparation, en cas de maladie grave... Il n'empêche que cette pratique normale serait une nécessite organique, et ce quel que soit la qualité de notre alimentation, qui ne fait au mieux que retarder l'oxydation métabolique qui entre-autres "délices" accélère de notre vieillissement...

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