Un débat faussement sincère qui frisait parfois le pugilat des mots mais et qui se bornait à la forme tout en évitant soigneusement le véritable fond, et sans parler de l'écologie qui brillait par son absence... ou alors il fallait passer le débat aux rayons x car l'écologie était cantonnée au nucléaire...
Car on a eu droit à un débat de politique-spectacle, un faux exercice de style ou le mensonge était au détour de chaque phrase, et au minimum dans les non-dits, dans la ponctuation du texte verbal. Et le mensonge était plutôt assez "bling-bling" au demeurant finalement (http://blogs.mediapart.fr/blog/oluwatu/050512/du-fouquets-au-crillon).
En fait, ce débat était construit comme une sorte de mauvais jeu télévisé, où finalement le premier qui est pris en train de mentir devait perdre la face... et les élections. Comme si c'était l'essentiel pour les Français, qui, de toute façon, savent bien qu'il y a deux menteurs en présence... Mais est-ce sérieux finalement?
L’écologie reléguée au symbolisme (http://www.bioaddict.fr/article/debat-presidentiel-quand-l-ecologie-se-resume-au-nucleaire-a3122p1.html) avec un Sarkozy qui se défausse sans surprise sur l'Asn quand cette dernière n'a même pas effleurée le véritable problème dans son rapport (je veux parler de la sous-traitance et surtout des risques que cela fait poser à la sécurité nucléaire).
Vous avez dit risques? voilà une mot qui, comme "accident", n'était pas dans le vocabulaire. Avec un hollande qui n'a, comme son adversaire, pas voulu mettre ce mot ("Accident") devant cet autre: "Nucléaire"... Pas plus d'ailleurs que l'emploi du mot "Corruption" pour parler du bilan de l'adversaire... Quand le risque pour la France est d'abord financier dans une gestion budgétaire calamiteuse qui pêche par une insuffisance de rigueur ... volontaire !.
La politique générale était donc cantonnée dans la tristesse de la bipolarisation thématique habituelle (http://www.dna.fr/politique/2012/05/05/l-ombre-trompeuse-du-donjon-tricolore) et qui n'apprend finalement strictement rien aux Français des véritables intentions et capacités des prétendants à mettre fin à la crise sans briser leurs espoir d'éviter la sanction de la sacrosainte dette...
Car à défaut d'aborder correctement le nucléaire, la France devra se contenter de faire des escarbilles (http://libresechanges.blog.capital.fr/index.php?action=article&id_article=453218) sur un débat qui n'aura pas eu lieu, tant la seule question était qui va profiter du siège ultime, et les deux coqs gaulois ergotant sur des questions en définitives mineures, évitant probablement ainsi au débat d'en venir aux questions réellement essentielles, faute de temps...
Mais la France n’était point dupe d'un débat ou les spectateurs ne pouvaient s'identifier en acteurs (http://www.marianne2.fr/Repertoire-des-mensonges-d-Hollande-et-Sarkozy_a217309.html), et où tout était dit finalement pour ceux qui savaient lire les sous-titres des mensonges...
Partir de rien... pour arriver à rien (http://blogs.mediapart.fr/blog/jean-louis-frede/040512/hollande-vs-sarkozy-un-debat-pour-rien) où la seule question posée était de faire mentir l'autre. Comme si, faute de programme développé et cohérent donné aux oreilles des Français incultes, cela devait se résumer à la simple démonstration d'un flagrant délit de mensonge. Comme une espèce jeu d'équilibristes ou chacun essayait de faire un croche-pied à l'autre tout en essayant de rester lui-même sur le fil de la "vérité" par le difficile exercice du mensonge par omission...
Les Français pour la plupart ne voteront par pour leur camps préféré, mais finalement contre l'autre... quelle absurdité, quelle perte pour la démocratie...
Voilà tout l'enseignement du débat, qui n'est... qu'aucun ne pourra en être tiré, encore une fois de plus !
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