jeudi 5 avril 2012

Le système des Diafoirus / Nutrithérapie: la vérité sur Les Acides Gras essentiels

Quand vous êtes atteint de maladie de la peau, et même si simplement vous voulez rester en bonne santé, il faut connaitre les règles. Et dans le détail.

Mais en réalité, il n'est pas si aisé de connaître les bons principes de la nutrition des acides gras, car les choses ne sont pas évidente. Voici pour vous expliquer au plus simple ce qui n'est pas en réalité évident à saisir.


Vous avez tout entendu dire qu'il faut privilégier les Oméga 3 au détriment des oméga 6 ... et puis qu'il fallait un bon ration, type 1/5 maximum. Et puis si vous êtes curieux plus les choses se compliquent... et finalement tout le monde ne comprend pas tout. Décryptage, que personne ne vous dit, et dont vous avez particulièrement besoin avec une maladie de la peau, du grave au bénin... et plus simplement pour votre santé.

Les oméga 3

les oméga 3 commencent par les ALA ou acide apha linoléique. Dans la nature, ils sont dans les poissons et certaines huiles végétales en quantités variables.

Une fois absorbés, ils sont transformés par une enzyme présent pour l'essentiel dans le foie nommé D6D ou  Delta 6-désaturase. Chez les personnes malades de la peau ou qui vont le devenir à force d'avoir un régime mauvais en graisse  ou simplement à cause de l'âge cette enzyme de vient déficiente.  Cela a pour terrible conséquence de traiter les oméga 3 mais aussi les oméga 6 en déchets non utilisables par le système, qui va directement transformer les graisses en substances inflammatoires...

En cas de déficience de la D6D il existe une échappatoire Pour les Oméga 3, la D6D (quand elle est opérante) transforme l'ALA en EPA (éicosapentaénoïque) puis en PGE3 (protaglandines anti-inflamatoires E3) ou en DHA (docosahéxaénoïque) elle même transformée en PGE3.... Or on peut directement s'en procurer.

A retenir: l'EPA et la DHA permet de sauter l'étape de le D6D pour produire les PGE3 anti-inflammatoires...

L'Epa et la Dha (OM3 spécifiques) ne sont présentes que (presque exclusivement) dans les huiles de poisson. L'huile de lin contient bien plus l'OM3 que les autres (50%) mais point d'EPA et de DHA, ce qui rend le corps dépendant de la D6D, or avec la maladie elle se fait rare...

En plus, le mercure est de plus présent dans les poisons et donc dans l'EPA/DHA... ce qui pose d'autres problèmes, avec entre autres celui de réduire l’efficacité de la D6D dans le corps...

les oméga 6

l'acide linoléique (LA) est le chef de file des OM6. Elles ont un rôle positif et négatif à la fois, donc sont également essentiels.

Comme pour les Oméga 3, la D6D transforme les oméga 6. En cas de manque, ou si elle est inopérante c'est également la catastrophe directe et inflammatoire...

les graisse dites hydrogénées (ou Trans) empêchent le D6D de faire son travail et donc accélère la catastrophe métabolique, simulant un manque de D6D même s'il y en a.

Mais il existe une autre échappatoire, une peu comme l'EPA et la DHA. Cette fois ci- c'est l'acide Gamma-linoléïque ou AGL qui joue ce rôle. car le LA est normalement par la D6D transformée en AGL (en LA longue chaine Epa/Dha).

On pourrait penser que pour les OM6 il "suffit" de trouver ces AGL. Malheureusement, les choses se compliquent. D'abord ils sont rares dans la nature et ensuite ils ne suffisent pas à eux seul pour résoudre la filière inflammatoire des oméga6.

Car contrairement aux Oméga3, les oméga6 peuvent être ou non inflammatoires selon la transformation métabolique de l'AGL (fabriqué par la D6D ou obtenu directement peu importe...)

Les AGLs ne font que passer la conversion des D6D en cas de manque. Au fait, les huiles qui en contiennent le plus sont la Bourrache et l'Onagre (dans une moindre mesure mais les om6 liés sont moins inflammatoires que ceux de la bourrache ce qui fait que les deux sont souvent mélangés).

Car les AGL sont ensuite transformés en DGLA (acide dihomo gamma linoleïque) pour pouvoir être pris en charge. et là, la D5D (ou Delta 5-désaturase) prend en charge la DGLA par deux biais différents, qui peuvent ou pas aboutir à des prostaglandines inflammatoires.

Si tout se passe bien, les PGE1 anti-inflammatoires sont créés. Mais tout concoure à la création de PGE2, de PG*2 même, soit toute une famille d’inflammatoires... A divers moments, il existe d'autres façons de stopper ou de favoriser le phénomène, mais cela dépend de nombreux facteurs. Il sont, et dans toute la chaine de prise en charge des Oméga 6.

Et donc pour la balance du pire:

- sucres rapides dans le sang

- défaut d'EPA (et de DHA).

- trop de protéines de mauvaises qualité, incluant en tête viandes rouges et oeufs. il faudrait des protéines végétales  ou dérivées végétales pour minimiser les risques...

- déficits en protéïnes
- déficits en Magnésium, zinc, calcium, vit A,C,D,E,B3,B6(systine),B8(biotine)
- excès en sucre, en acides gras saturés, en acides gras isomérisés (trans)
- lors du stress, d’infections virales, dans les terrains allergiques, dans le diabètes, l’insuffisance hépatique, l’hyperthyroïdie …
- excès en Cortisol et adrénaline (stress) et autres hormones (stress)
- excès en vit E, zinc, calcium.
- déficit en cuivre et en manganèse.

- la liste n'est pas complète, mais c'est les principaux, et on peut considérer que l'ensemble des minéraux et vitamines joue plus ou moins un rôle.

Pour simplifier, une alimentation équilibrée reste le meilleur garant de la PGE1 au lieu de la PG*2. Mais il est bon de s'intéresser à des déséquilibres spécifiques...

Pour simplifier encore, les sucreries (surtout les sucres rapides) n'ont (presque) rien à faire dans l’alimentation humaine, et ce depuis des millénaires dans l'évolution humaine...

Attention aux excès de calcium, surtout avec les protéines du lait de vache (ah la vache...). On devrait le dire aussi.

Et pour finir, l'homme n'est pas fait pour les graisses en excès, ne supporte pas du tout les trans hydrogénées. S'il y en a trop la D6D est hors jeux, Om3 et Om6 confondus, ce qui force une situation défaut inflammatoire, même si c'est pire avec les OM6.

Au passage, les OM9 (mono insaturés) sont fabriqués pas l'organisme et sont à classer un peu comme les OM3 (poly insaturés). On en trouve dans l'huile d'olive et ne pas obliger le corps à les fabriquer pourrait être bénéfique.

On devrait être attentif aux points suivants:

- troubles de la flore intestinale avec des candidoses ou des infections diverses, d'où l'utilité de suppléments enzymatique ou de pro/pré-biotiques.

- troubles du foie pour les DxD essentiellement, mais aussi du pancréas et du rein.

- autres troubles endocriniens.

- troubles de la glycémie, du cholestérol, de l'urémie, de l'immunité dont  IGE et IGG (immunoglobulines).


Les sucres ont la grande capacité à favoriser les Pg*2. mais en revanche les Om3 EPA (et DHA dans une moindre mesure) limitent la casse en bloquant la Pg*2 inflammatoire, à défaut de favoriser la PGE1...

la chaine PG*2 passe par l'étape intermédiaire de l'acide Arachidonique. Ce dernier est amplifié dans ses effets par la viande et l’œuf principalement ce qui crée encore plus de PG*2 (allergènes, prostaglandines inflammatoires, agrégats plaquettaires...) mais aussi activant la chaine de la lipo oxygénase avec des lymphocytes et des anaphylactiques, macrophages... éboueurs inflammatoires divers du système immunitaire. 


conclusion:

Si l'équilibre alimentaire reste nécessaire, la sobriété en sucre est vitale. Ceci inclue l'alcool notamment et tout particulièrement. Boire assez (d'eau) semble nécessaire pour éviter de surexposer les organes. Attention au cholestérol. Se méfier des métaux lourds, des infections intestinales et de la peau dont staphylocoques. Ne pas abuser des graisses et privilégier les Om3 sans éviter les Om6 mais ajouter EPA voire DHA de préférence. Ajouter AGL sans forcer. veiller à l'équilibre minéral et vitamines. Ne pas négliger la vitamine D et équilibrer zinc, calcium, E. Ne pas faire d’excès en protéine dont œufs et viandes.

Ne pas suivre ce régime expose tôt ou tard à un trouble du foie et donc de la D6D. Diabète, cancer, maladies de la peau, allergies et autres.

Aucun médecin (DIAFOIRUS) sauf un nutritionniste (et encore futé) fera le bon diagnostique en allant vers votre foie, pancréas, rein, intestin, posera la question des métaux lourds et  pesticides.

les EPA, DHA sont nécessaires en supplémentation. On ne les fabriquent pas et ils sont rares dans la nature. AGL sont nécessaires (et rares aussi) parce qu'on en fabrique de moins en moins avec l'âge.

Les trois plus grands tueurs de l’alimentation moderne sont les graisses trans, l'alcool et les sucres courts (médaille d'or, d'argent et de bronze des jeux olympiques de la destruction définitive des fonctions rénales, hépatiques et pancréatiques). Vient ensuite les polluants divers comme les pesticides et métaux lourds.

Maintenant je sais. Et si vous lisez ces lignes, vous savez aussi.

à suivre...

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire